Prédicatrice PS

Prêche du Zénith (27 sept. 2008)

Soeur Ségolène sur France Inter

Ségolène Royal, mère supérieure
dans un car de presse

Blog plus vraiment socialiste

Alleluia ! Alleluia !
Nul besoin d'attendre le jugement dernier.
Soeur Ségolène est là
pour pousser toujours plus loin
la décomposition du parti
Continue le travail Ségolène !
Alleluia ! Alleluia !

Signez la pétition pour demander la suppression du délit de solidarité

http://www.charliehebdo.fr/petition

Que les dessous prennent le dessus, et voici l’Educastration nationale sens dessus-dessous ? Qui donc est horrifié ? Le bien coiffé Ferry ? Que nenni ! Son épouse qui loge au ministère ? Nullement ! Marie-Caroline ne rêve en effet que de traverser nue, la nuit, un super-marché, Leclerc de préférence ! Elle risque de croiser Annie Ernaux, la Cosette de Cergy- Pontoise : « Chez Leclerc, dans le rayon légumes, odeur puissante d’eau de Javel qui chavire, comme du sperme. » Non, l’horrifié de service, c’est le très pâle ministron Xavier Darcos lequel, il y a peu, par amour des livres, renonçait à faire paraître le sien.

Sur le string, et sur LCI, Xavier Darcos est formel : « Il est normal que l’on demande aux jeunes filles lorsqu’elles commencent à être désirables de faire en sorte qu’elles ne provoquent personne ». « Personne », on l’a compris, est l’autre nom de Darcos. Pour Xavier Darcos, le problème n’est pas tant la ficelle que le désir. Qu’une jeune fille non désirable en porte une, et le ministre reste de marbre ! Mais qu’une Lolita laisse dépasser par mégarde l’élastique de sa Dim, et voici le ministron périgourdin « provoqué », retourné, tourneboulé, espataroufé, escartaroulagué. Au fond, s’agissant du slip, Darcos n’est pas loin de penser : « Le string, oui, mais pour les « thons » ! Pour les « canons », l’ample caleçon ! » ?

Si le père La Pudeur est à droite, la mère La Pudeur est à gauche, se nomme Royal, et se prénomme Ségolène. Pasionaria du Chabichou, Ségolène Royal fait d’une affiche tout un fromage. Observons l’objet : des filles en string Sloggy dont les fesses crèvent l’écran. La ficelle n’étant pas assez grosse, Ségolène souhaite voir ce type d’affiches disparaître des abribus devant lesquels les automobilistes « provoqués » lèvent le pied.

 

Ce qui est plutôt bien, pense Gilles de Robien, ministre des transports et de notre sécurité : « Plus fort que le radar : la raie! » Mais Ségolène ne l’entend pas de cette oreille, parle d’ « atteinte à la dignité de la femme » et conclut : « Comment s’étonner après semblables campagnes des violences faites aux femmes ! » Ségolène Royal aura mal supporté la canicule. Son raisonnement « féministe » est en effet celui que les avocats des violeurs tenaient à l’audience dans les années soixante. La victime ne portait-elle pas au moment des faits une jupe plus que courte ? Par ses poses et sa tenue, n’a-elle pas « provoqué » son agresseur ? Ségolène Royal, c’est le PS courant Philippe De Villiers, la pensée rouillée, des toiles d’araignée dans la tête. Scandaleuse, l’affiche Sloggy ? Non, citoyenne ! En ces temps de crise et de croissance zéro, n’invite-t-elle pas les femmes à se contenter du…string minimum ?


Revenons à Xavier Darcos ! Non seulement, il veut bouter le string hors de France, mais il entend rétablir l’uniforme, comme au bon vieux temps quand le professeur trônait sur son estrade et que l’on entendait les mouches voler. Aujourd’hui le zonzon des mouches – le mot est de Boris Vian ! -, est, en classe, couvert par le bruit des marteaux-piqueurs, les sirènes des voitures de police, le rugissement des moteurs de camions, le cri du sans-papiers le soir au fond du charter. Xavier Darcos ne voudrait pas qu’on le prît pour un « passéiste » .

 

Aussi propose-t-il , en guise d’uniforme, non une blouse noire avec galoches et béret, mais un simple Tshirt. Un Tshirt dont la couleur changerait selon les classes. Un Tshirt toujours frappé d’un slogan invitant au respect, au travail, au silence, bref, un Tshirt top tendance, branchouille à mort. Dans les cours des bahuts, les lycéens ricanent et, sur Skyrock, Canal habituel, proposent à Xavier Darcos les premiers slogans : « Les mathématiques me foutent la trique ! » , « Le Français déchire la raie ! ». Traditionalistes gamins qui pratiquent l’humour potachique comme jadis leurs glorieux aînés.


Plus de string, plus de piercing, plus de Dock Martens – ces pompes que le Pape porte ! -, plus de jean taille basse, plus de débardeur, plus de cheveux teints en vert, plus de vêtements extravagants : dans l’école laïque et républicaine, seul le voile islamique est autorisé. Xavier Darcos, lui, vient de coiffer le bonnet d’âne !

Christian Laborde
son site :
http://www.christianlaborde.com

Samedi 1 novembre 2003 6 01 /11 /Nov /2003 00:00
- Publié dans : Et dans la presse
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L'autre jour, notre journaliste Alexandre Lazerges s'endort paisiblement devant l'émission Complément d'Enquête consacrée aux enfants des rues lorsqu'il est réveillé par les propos ultra-réactionnaires de l'ancienne ministre socialiste Ségolène Royale. Récit.

« Complément d'enquête » est une émission de télévision, présentée par Benoît Duquesne qui prétend « approfondir un thème de société en le déclinant sous tous ses angles ». C'est une émission sérieuse, réalisée par des journalistes diplômés. La preuve : Benoît Duquesne à fait L' Ecole de Journalisme de Lille après sa licence de droit. Il a fait ses preuves comme journaliste en tant que correspondant à Londres puis comme grand reporter et même comme remplaçant au 20H00, sur France 2. Il a été aussi chef de service (France et Infos Générales) sur France 2 toujours, avant de travailler sur TF1 et sur Europe 1. Bref c'est le gendre idéal, brillant, discret très propre sur lui avec ses lunettes à la Jospin et son ton de voix monocorde. Alors on se dit « tiens, le service public va faire son boulot, on va prendre une belle leçon de journalisme et de rigueur ».

Alors le magazine commence, tin tin tin c'est Complément d'enquête, tin tin tin. CE SOIR LES ENFANTS DES RUES EN FRANCE, tin tin tin. D'abord on voit un reportage sur une bande de Roumains. Nous on les aime bien les Roumains parce qu'il attaquent les parcmètres et qu'après on peut se garer gratos dans la rue. Mais les Journalistes n'ont pas vu les Roumains sous cet angle, dommage. On voit cette petit bande de mecs mineurs qui vivent à la dure dans un squat non chauffé. Après le reportage, Benoît Duquesne invite une responsable d'association dans le squat. Il a ramené les deux fauteuils club rouges en vis à vis qui font sérieux pour faire l'interview d'une personne compétente sur le sujet. C'est Marie-Claire Vallo qui est assise en face de lui, dirige une association d'accueil aux mineurs. Elle explique la misère avec des mots simples : les parents des pays pauvres préfèrent envoyer leurs enfants en France parce qu'ils s'imaginent qu'ils seront mieux traités que chez eux et qu'ils ont plus de chances de s'en sortir, c'est tellement la misère chez eux que ça ne peut être que mieux en France. Elle nous rappelle aussi que les enfants mineurs ne sont pas expulsables du territoire Français depuis l'ordonnance de 1945. Et ce, même s'il se sont introduits en France via des réseaux de passeurs esclavagistes. L'État a pour obligation de les prendre en charge.

Au péril de sa vie

On en reste là parce que visiblement ça ne plaît à Benoît Duquesne de continuer à discuter avec cette gentille dame dans ce squat pourri même s'il y a le car régie de France 2 dans la rue adjacente, malgré les projos qui donnent un peu de chaleur à la pièce lugubre et toute l'équipe de cadreurs, d'assistants et de déménageurs de fauteuils club rouges qui ne nous feront jamais croire qu'il a bravé seul les éléments pour faire cette interview au péril de sa vie. Bref il lance le reportage suivant sur les mineurs délinquants, tin tin tin. On se retrouve avec un jeune prostitué roumain de 17 ans et une petite roumaine de 11 ans accusée de vol à la tire dans un grand magasin. Ni l'une ni l'autre n'ont envie de se retrouver au commissariat. On les comprend. Retour en plateau. Bruno interviewe la chef de la brigade des mineurs puis son fauteuil club migre jusqu'au palais des justice. Puis s'en suit un reportage sur les foyers d'accueil. Là, pour le coup, c'est un reportage assez dur sur les conditions d'accueil des enfants isolés. On voit bien que les animateurs, les directeurs de centres d'hébergement font leur maximum. Il sont souvent navrés de ne pouvoir recevoir plus d'enfants. Comme il n'ont pas assez de places, ils sont obligés de faire des expertise osseuses des mômes pour être sûr qu'ils ont moins de 18 ans. Au delà de cet âge critique, les foyers n'ont pas le droit de les prendre en charge. Ce sont alors les associations d'accueil pour étrangers qui doivent trouver un petite chambre d'hôtel et de quoi nourrir ces enfants, sur leur maigre ligne budgétaire. Le reportage se termine par le constat qu'il n'y a pas assez de foyers pour mineurs et un cruel manque de moyen.

Lutter contre le trafic d'enfants

On retrouve alors Benoît Duquesne et sa tête d'enterrement dans le foyer Saint Vincent de Paul. Il est assis sur son éternel fauteuil club Rouge, avec, face à lui, Ségolène Royal, ex-ministre Ministre délégué à la famille et à l'enfance de 2000 à 2002 après avoir été 3 ans ministre délégué à l'enseignement scolaire. « Madame la ministre (le titre reste même quand on s'est fait salement balourder aux élections), il y a un écart entre les moyens proposés et la demande des mineurs en difficulté, qu'en pensez-vous ? » demande benoîtement Duquesne. « Oui, réponds la ministre, il y a un écart, donc il faut agir en amont pour qu'il y ait moins d'enfants qui arrivent sur le territoire français, lutter contre les trafics, ce qui m'a amené à interdire la prostitution des mineurs pour tarir les sources de profit du trafic d'enfant ». Ah ouais, en gros, ça veut dire : les gars, démerdez-vous, récupérez vos chiards, nous on a déjà assez d'ennuis comme ça. Elle poursuit : « Il faut organiser leur retour et créer les structures d'accueil dans leur pays d'origine, plutôt que sur notre territoire parce que hélas on sait ce qui se passe : plus les structures d'accueil sont favorables, plus les trafiquants pourront faire passer des enfants en France en expliquant aux parents que les conditions de vie y sont meilleures. » Si, si je vous jure, j'ai réécouté la bande deux fois pour être certain qu'elle avait bien dit cette énormité. Ça veut dire : c'est pas parce que chez nous c'est bien et que chez vous c'est pas bien, qu'on va vous aider.

Snuff-movies

Se souvenant soudain qu'il est journaliste, Duquesne se reprend, en posant une question à laquelle la ministre vient déjà de répondre : « Faut-il organiser leur avenir ici ou s'appliquer à les faire retourner chez eux ? ». Elle répond : « Si les familles savaient comment sont traités leurs enfants avec la prostitution et la délinquance, nul doute que les parents s'opposeraient à leur départ. Il faut donc de l'information au départ par le visionnages de cassettes dans les rues ». En gros, leur diffuser des snuff-movies. Et la ségolène d'ajouter, royale : « Tout l'enjeu est d'assurer la coopération de la politique familiale. Ça coûterait moins cher à la France de financer des centres d'accueil dans les pays d'origine. En plus, il seront chez eux, alors ils se comprennent mieux. Il faut savoir qu'une journée en France coûte 1000 Francs, soit 4 fois plus cher que dans leur pays d'origine ». Bah voyons, on n'a qu'à revenir sur le coût de la main d'œuvre en France pendant qu'on y est, et pourquoi pas sur le coût des charges sociales. Ségolène a donc tenu un discours ultra libéral, ni vu ni connu. Quand on pense que c'est son mari qui dirige le parti SOCIALISTE, l'ex-ministre déléguée, partisan de la re-localisation de la misère, nous fout la gerbe.

Véritable leçon de journalisme

Mais le film d'horreur n'est pas tout à fait terminé : lorsque Benoît Duquesne souligne que, d'après l'ordonnance de 1945, on ne peut pas renvoyer un enfant contre son gré dans son pays d'origine, Ségolène lui répond du tac au tac que « l'amélioration des conditions de retour permettrait justement de débloquer cet obstacle juridique ». Il y aurait une continuité de la prise en charge, pour leur apprendre un métier et les retirer de la délinquance, bref conclue-t-elle : « il faut être plus directifs avec ces enfant ». Et voilà, Duquesne est content de cette conclusion et il lance le reportage suivant sur un foyer d'enfant au Maroc. C'en est trop. On s'attendait à une leçon de journalisme, par de vrais professionnels de la télé, et on s'est retrouvé devant à une carpette qui sert la soupe à un monstre en serre tête. Les propos de Ségolène sont, à proprement parler, scandaleux. D'abord parce que la France est par définition un pays d'accueil et un pays multiracial (rappeler vous l'équipe de foot du mondial) et ensuite parce que la gauche a pour devoir de se battre pour ces valeurs humanistes. En étant cynique, on peut admettre que la gauche au pouvoir doive se montrer un peu ferme, mais pas la gauche dans l'opposition… Ça aurait été justement l'occasion de remettre les pendules à l'heure, de donner des idées nouvelles, de faire rêver et de faire comprendre qu'il va falloir accepter un jour l'immigration, ne serait-ce que pour payer les retraites de ces vieux cons de politicards. Restons Zen, on savait déjà que la Ségolène n'était pas tendre, on sait maintenant qu'elle est vraiment réac. 

Alexandre Lazerges

Mercredi 27 novembre 2002 3 27 /11 /Nov /2002 21:14
- Publié dans : Et dans la presse
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Florence Rault, avocate au barreau de Paris depuis 1984, intervient régulièrement pour défendre des enseignants mis en cause dans des affaires d'allégations d'abus sexuels. Dans La Dictature de l'émo­tion (Belfond), rédigé en col­laboration avec le psychiatre Paul Bensussan, l'avocate dé­nonce les effets pervers d'une chasse aux pédophiles menée sans discernement.

- LE FIGARO. - Pourquoi esti­mez-vous que la réflexion a cédé le pas à l'émotion et aux fantasmes ?

Me Florence RAULT. - Aujour­d'hui, notre société, bouleversée par quelques affaires particuliè­rement atroces, est entrée dans l'ère du soupçon. L'heure est à l'obsession de la maltraitance sexuelle et aux amalgames expéditifs. Tous ceux qui entourent des enfants sont suspectés, comme les enseignants ou les ecclésiastiques. En outre, dans un divorce sur quatre, des allé­gations sexuelles sont formu­lées. La dictature de l'émotion mène tous les débats.

- Faut-il remettre en cause la parole de l'enfant ?

Certes, non, mais, quand un mi­neur se plaint, ce sont souvent les parents qui font la démarche. Ce n'est donc pas toujours la pa­role de l'enfant mais celle de sa famille. Parfois, l'enfant n'a rien dit et la machine judiciaire s'em­balle. Cela fait deux innocents massacrés, au lieu d'un. Surtout depuis la circulaire de Ségolène Royal qui engage les chefs d'établissements scolaires à signaler des comportements déviants.  

 

Souvent, aucune enquête n'est conduite; l'enseignant passe en comparution immédiate. Il y a quatre ans, j'ai été confronté à un cas de ce type. L'instituteur a pris trois mois avec sursis. C'est scandaleux, surtout pour des mots entendus et une phrase écrite sur un cahier de texte. On est resté, dans le flou artistique, alors que, dans d'autres do­maines, on ne prend pas pour argent comptant la parole de la victime. Pourquoi, quand il s'agit d'un mineur, sa parole serait-elle sacralisée, alors que parfois elle peut tout simplement expri­mer un malaise.

 

 

 

- Vous remettez donc en cause la circulaire de Ségolène Royal ?

Je ne suis pas la seule à dénon­cer ses effets pervers. Jack Lang lui-même les avait évoqués. Sûr que cela partait d'un bon senti­ment après l'affaire Dutroux. A ce moment-là, on était sub­mergé par l'émotion, mais on aurait dû prendre davantage de recul.

- Pourtant de nombreux pa­rents se plaignent des lenteurs de la justice.

Quand on choisit la voie pénale, il faut savoir respecter les règles. Souvent, les parents ne savent pas comment fonctionne la jus­tice. Si un non-lieu est prononcé, ce n'est pas pour autant que le magistrat couvre un pédophile, mais plutôt qu'il n'y a rien de probant dans le dossier.

Propos recueillis par Françoise Lemoine
Le Figaro      04/05.05.2002

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Un enseignant peut-il aujourd'hui consoler un enfant sans risquer une convocation à la brigade des mineurs ou une suspension par son académie ? Un père divorcé peut-il encore manifester de la tendresse à son enfant sans se voir suspecté d'être un abuseur potentiel ?

Tout indique que notre société, bouleversée par quelques affaires particulièrement atroces, est entrée dans l'ère du soupçon. En matière de protection de l'enfant, l'heure est à l'obsession de la maltraitance sexuelle et aux amalgames expéditifs. La réflexion a cédé le pas à l'émotion et aux fantasmes.

Loin de nier la réalité de la violence sexuelle sur mineurs et forts d'une longue expérience clinique et judiciaire, un expert psychiatre et une avocate dénoncent ici ces multiples dérives. Fondée sur l'analyse de cas réels, La dictature de l'émotion est un précieux outil de réflexion qui affronte courageusement les idées reçues et propose une vision nouvelle et percutante d'un sujet d'une brûlante actualité.

Samedi 4 mai 2002 6 04 /05 /Mai /2002 00:00
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