Ségolène Royal a débattu avec Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a débattu avec... PPDA.
Visiblement, M. Sarkozy devait être bien mal à l'aise pour chercher aussi désespérement l'appui, le soutien du journaliste à qui il a semblé s'adresser durant tout le débat. Il devait avoir sans doute quelques difficultés à soutenir le regard et la contradiction de son adversaire, plutôt corriace, il est vrai.
PPDA (et faut-il ajouter Arlette Chabot, complètement anesthésiée, Allo ? Arlette t'es toujours là ?), n'a cessé de venir à la rescousse de Sarkozy. Chaque fois qu'il était mis en difficulté, PPDA a interrompu Royal pour éviter le massacre. Plusieurs fois, au début comme à la fin du débat, il a également essayé de chercher les points d'accords entre les deux candidats, comme un thème décidé d'avance. Sarkozy avait en effet tout intérêt a offrir un débat neutre, sans gagnant pour conserver son avance. Raté !
Le candidat UMP a montré en outre une bien piètre connaissance des dossiers. C'est d'autant plus impardonable qu'il avait les moyens grâce au brief du traitre Eric Besson de connaître les points sensibles de Royal. Il s'est pourtant lamentablement emmêlé les pinceaux, notamment sur le dossier nucléaire.
A contrario, Royal, a montré une maîtrise d'elle-même remarquable, une certaine connaissance des sujets bien
supérieure, et on peut sans doute le dire aujourd'hui, une véritable stature de présidente. Bon on va pas exagérer non plus.
M. Sarkozy, le regard toujours fuyant, a même dû user de moyens limite déloyaux, que certains attendaient d'ailleurs peut être davantage de la candidate
socialiste : la victimisation (et aussi il faut le dire, pas mal la mauvaise foi!). Pas très sport tout ça !
La politique est un sport de combat et ce soir Nicolas Sarkozy était bien petit... Très crispé, avec ses tics nerveux habituels
(des mains notamment) que l'on a pu observer malgré l'interdiction de filmer le candidat "ecoutant", Sarkozy a feind de voir dans la colère très maîtrisée et juste de Royal, un manque de maîtrise
d'elle-même. Une technique d'évitement qui permet surtout de ne pas débattre du fond : à savoir les contradictions entre ses propos indécents et ses actes. Les familles d'enfants de
handicapés évidemment jugeront.
Sarkozy, sans doute après quelques lexomyl a su garder son sang froid, même s'il transpirait de toutes ces mimiques, une nervosité difficile à dissimuler.
En parlant de match nul, les supporters UMP reconnaissent l'échec de leur candidat. Nous étions en vérité bien plus proche du K.O.
A vous de juger par ces vidéos (bientôt toutes en ligne)
voir intégralité ici (en 3 parties)
